TMS : l’implication des facteurs psycho-sociaux

Un des graves problèmes de santé au travail concerne les TMS ou troubles musculo-squelettiques. En France, ils concernent 85% des maladies professionnelles reconnues pour les actifs du Régime Général et le nombre de nouveaux cas indemnisés s’accroît d’environ 13% par an depuis 1995 (source : Assurance Maladie). 
 
Le terme TMS regroupe des affections nombreuses et variées selon leur localisation (poignet, coude, épaule, dos, genou) qui affectent essentiellement les muscles, tendons, nerfs… des membres supérieurs, inférieurs et du dos. 
 
Les causes sont multifactorielles, elles peuvent être liées aux conditions physiques de travail –des postures de travail contraignantes, des gestes répétitifs, le port de lourde charge– mais, ce que l’on sait moins, c’est qu’elles sont également liées aux conditions de travail de façon plus générale. 
 
De nombreuses études scientifiques montrent en effet un lien fort entre TMS et facteurs psychosociaux, les premiers reflétant un mal-être psychologique dû au stress, aux mauvaises relations entre collègues ou avec la hiérarchie, aux fortes exigences de la tâche demandée, au faible intérêt porté au travail, au manque de latitude décisionnelle, au défaut de reconnaissance… 
 
L’exemple des TMS montre bien, d’une part, à quel point il est important pour les salariés de prendre soin d’eux par un accompagnement psychologique si besoin, l’apprentissage de techniques de gestion du stress… et d’autre part, que les choix politiques, économiques et organisationnels du travail ont un impact non négligeable sur la santé des salariés.